KAPCIA, Antoni. Leadership in the Cuban Revolution. The Unseen Story.

KAPCIA, Antoni. Leadership in the Cuban Revolution. The Unseen Story.

Freddy Tack – juin 2018

London, Zed Books, 2014 – 239 pp.

L’auteur est professeur d’histoire latino-américaine à l’ Université de Nottingham, et a publié plusieurs livres sur Cuba : Cuba : Island of Dreams (2000), Havana : The making of Cuban culture (2005), Cuba in Revolution (2008, voir Cuba Sí 169, décembre 2010), et, avec Par Kunaraswan : Literary Culture ion Cuba : Revolution, nation and building end the book (2017) ?

Ici, il aborde la direction dans le processus révolutionnaire cubain. Il veut mettre fin à la fausse image que Cuba est dirigé uniquement par Fidel Castro, secondé par Raúl Castro et Che Guevara.

Les six premiers chapitres abordent ce thème durant différentes étapes de la révolution : 1953-58, 1959-62, 1963-75, 1975-86, 1986 à ce jour. Il présente des analyses intéressantes de ces périodes, abordant, entre autres, les tensions entre les militants du Mouvement 26 Juillet, du PSP (ancien parti communiste) et du Directoire révolutionnaire lors de la constitution du Parti Communiste de Cuba (PCC), entre les acteurs de la « Sierra » (l’armée rebelle) et ceux du « Llano » (la résistance dans les campagnes et les villes). Il offre une image de figures au sommet, du premier cercle, du deuxième cercle et des autres niveaux. Des figures qui restent, qui disparaissent et reviennent à l’avant-plan, en fonction des rapports de force et de la situation politique du pays, ,ou en fonction de facteurs externes, comme les tensions avec l’Union Soviétique à certaines époques.

Un fil conducteur est visible durant les différentes périodes : la direction reste concentré autour des figures de confiance de la lutte de guérilla, les participants aux trois gestes historiques : la Moncada, le débarquement du Granma, la Sierra Maestra.

Le livre démonte, à juste titre, l’image de Fidel Castro comme leader unique, secondé par Raúl et Che. Il démontre clairement la présence d’autres acteurs qui ont joué et jouent un rôle important dans le déroulement révolutionnaire, aux côtés des figures principales de la révolution.

Les deux derniers chapitres sont nettement moins intéressants et apportent, à mon avis, une argumentation faible et nullement une interprétation marxiste de l’histoire de la révolution cubaine, avec une description peu convaincante d’un « corporatisme révolutionnaire ».

Les premiers chapitres peuvent figurer en tant qu’analyse intéressante et bien documentée. .Hخ��

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